[Veille] Quand dans notre monde tout s’accélère : Le SLOW Management !

Les théories du slow management reprennent de la vigueur

Les théories du slow management reprennent de la vigueur. Frédéric Brutier adhérent Germe à Angers, Directeur d’établissement chez CONSTELLIUM, nous a fait parvenir ci dessous l’article de la journaliste Marie-Sophie Ramspacher,  initialement paru dans le journal Les Echos le 21 octobre dernier, accompagnée de son commentaire (à retrouver sous l’extrait).

Extrait de l’article:

Le « slow management » est-il raisonnablement compatible avec la crise ? (Les Echos,  Marie-Sophie Ramspacher (21/10/2013)

Le slow management ne fait pas l’éloge de la lenteur. Cette approche managériale conseille aux responsables d’équipe de prendre conscience de la vitesse avec laquelle ils agissent.

« Malheureusement, embarqués dans des questions de rentabilité, voire de survie, les managers n’ont pas trouvé le temps de répondre au besoin de sens et de relation physique avec le supérieur hiérarchique », reconnaît l’auteur d’un livre remarquable « Slow management, entreprendre la transition ».

Lire la suite de l’article sur le site des Echos

Découvrir le commentaire de Frédéric Brutier :

Est-ce un oxymore ou cela reflète-il réellement un nouveau style de management?

Aujourd’hui dans nos industries, tout s’accélère (les plannings, les relations managériales, la course à la performance). Ces rythmes ont effacé ce qu’est le management à la base qui est de coordonner et d’optimiser les actions humaines. Le management ne se résume pas à gérer des « KPIs » et des reportings.

Le slow management est un mouvement né en réponse au Fast-food. Le mouvement slow arrive dans nos vies :

- avec les zones piétonnes,

- le vélo,

- le slow motion,

- avec des investissements socialement responsables.

Devons-nous donc lever le pied, décélérer avec le slow management?

Avec les conséquences dramatiques de la crise, on a entendu des vagues de suicides, les medias parlent régulièrement de burnout, un téléfilm a même été diffusé récemment. Puis les risques psychosociaux avec leurs lots de textes et de réglementations ont été mis en lumière. Alors nous pourrions penser que l’évolution des technologies nous ferait gagner du temps comme les smartphones, dans notre quotidien de manager cela nous en fait faire plus dans le même laps de temps. Il est fréquent de rencontrer des managers qui reçoivent 100 courriels par jour, n’arrivant plus à les traiter. A contrario si on tend à leur réduire le nombre alors ils ont peur et ne se croient plus dans la course. J’ai même entendu une réflexion « il faut que ton smartphone soit sur ta table de nuit, au cas où !!! ».

Il faut se donner du temps, et même quand on a du temps, on le consacre à un rdv d’affaire, si le service est trop lent au restaurant, on n’est pas satisfait, idem pour le taxi pour peu qu’il n’ait pas pris la direction la plus rapide.

Le slow management, c’est revaloriser l’individu dans l’entreprise. C’est orienter son management vers le bien être en donnant la possibilité de s’exprimer et générer la coopération au cœur de l’entreprise, réduire l’individualisme. Privilégier la qualité des relations, c’est se donner du temps pour écouter ses collaborateurs, prendre en compte les difficultés et les réussites issues du terrain pour faire émerger des solutions innovantes et productives.

Le concept du slow management : les échanges réguliers des managers avec leurs équipes reconnectent la hiérarchie de l’entreprise à sa « base », cette communication resserrée, avec une vraie écoute, permet notamment de mieux accorder les contraintes et aspirations respectives. Rien de tel pour renforcer l’implication de chacun dans l’entreprise so- FAST!

Frédéric Brutier
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